Paris / Ouagadougou / Accra

Hier je suis parti pour un vol “cargo” sur avion “passagers”, chargé uniquement de marchandises dans les soutes. Le prix du transport de fret aérien ayant beaucoup augmenté depuis le début de la crise sanitaire, nous effectuons souvent des vols de ce type qui sont pour le moment rentables. Le terrain d’Accra au Ghana est d’ailleurs fermé aux passagers, mais ouvert aux opérations cargo.

Arrivée à la préparation des vols à 10h30 pour un départ à 13h. Nous avons décollé face à l’ouest sur la piste 26R de CDG, contourné Paris par l’ouest, survolé Versailles, et mis le cap vers le sud ; survol de Moulins, du viaduc de Millau, de la région de Narbonne et Perpignan (photo) puis Majorque, l’ouest d’Alger…

Ensuite deux heures de désert Saharien, avec hélas beaucoup de nuages d’altitude. Et avant et pendant la descente sur Ouagadougou, enfin de jolis paysages à voir et photographier ! (Je regrette mon appareil photo bridge Lumix qui me permettait de zoomer plus fortement sur les paysages survolés, j’espère que le prochain iPhone aura un zoom optique x5… )

Après une approche RNAV GPS à Ouaga (ah, la généralisation des approches GPS donne beaucoup de sérénité aux pilotes ; sur certains terrains parfois les balises radio avaient un fonctionnement erratique…) en piste 22, déchargement du fret, remontée de containers vides et attente du créneau de décollage pour Accra.

A Ouagadougou pour préparer notre étape suivante nous avions besoin d’internet sur nos PilotPads mais la connexion était assez lente ; le responsable du chargement nous a confié un téléphone 4G qui nous a permis de nous connecter et de récupérer notre dossier de vol et les informations météo – pour ne pas oublier de le lui rendre, il l’a attaché à une mignonne peluche d’avion AF… Et avant notre départ un 757 cargo blanc comme un cygne se faisait remorquer jusqu’au point d’attente de la piste, les parkings étant assez exigus… Décollage en 1500m, avion très léger, quelques oiseaux et d’énormes chauves-souris nous frôlent après l’envol.

Après une heure de vol au niveau 410, descente et début d’approche sur Accra – vu d’en haut j’ai eu l‘impression d’une ville énorme et très étendue. ILS 21, roulage court, coupure des moteurs à 22h. Ne pas oublier de désarmer les toboggans des portes 1 et 2 car nous n’avons pas de PNC sur ce vol un peu spécial – le contexte est propice aux erreurs alors il faut prendre des marges, se surveiller mutuellement, et se mettre des aide-mémoires pour penser aux tâches inhabituelles ! Un petit carton météo sur lequel j’ai écrit « PORTES 1 et 2 » posé près des manettes de coupure moteur fait l’affaire…

Après le passage des consignes aux collègues qui repartent dans l’autre sens, les formalités douanières et administratives diverses, arrivée à l’hôtel vers minuit pour 48h de repos ; nous pourrions repartir au bout de 24h mais il n’y pas de vol tous les jours pour Accra. Hélas nous ne pouvons pas quitter l’hôtel, mais nous pouvons sortir de la chambre et prendre nos repas au bord de la piscine – c’est déjà très bien, en ce moment on a des joies simples… Retour prévu demain soir, toujours en cargo.

7 réponses sur “Paris / Ouagadougou / Accra”

  1. Merci pour ces photos qui permettent de prendre un peu de hauteur à l’heure où il est compliqué de voyager. Et il faut absolument que je me procure cette petite peluche AF ! Bon vol retour !

  2. Merci pour ce flight report original ! N’est il pas possible d’élargir les images pour mieux les apprécier ? J’ai tenté sans succès.

  3. Merci, j’apprécie. C’était sur quel avion ? Des énormes chauves-souris, ça peut être dangereux pour l’avion ?

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