Le TWA HOTEL

Je n’aurais jamais dû voir le TWA Hotel.

J’étais de réserve à l’hôtel de Roissy, quand Thierry du planning, de sa voix suave et mélodieuse, m’a passé un coup de fil : « ce soir tu pars sur Shanghai / Singapour à 23h30 ! » puis, quelques minutes plus tard « ah ben non finalement y’a François qui s’est bloqué le dos, fonce, on t’attend sur le New-York de 14h20, retour en mise en place jeudi matin ! » Premier coup de bol : en cette période si particulière où notre programme de vols est abattu de 90%, et où beaucoup de pilotes sont cloués au sol, partir voler c’était inespéré !

Deuxième coup de bol : en général, les équipages Air France ont la chance d’être hébergés en centre ville, lorsque le temps d’escale le permet. Du 3 au 10 juin, à cause des émeutes aux USA, la Direction de la Sûreté avait décidé de nous « déloger » à l’aéroport de JFK. Je suis arrivé le 9. Cette fois-ci, la chance c’était de dormir à l’aéroport – ce qui m’a permis de découvrir cet hôtel mythique de 512 chambres, établi dans l’ancien terminal de la compagnie TWA, conçu par l’architecte Eero Saarinen au début des années 1960.

Evidemment, les conditions étaient particulières : la magnifique piscine, la salle de sport et les bars et restaurants étaient fermés. Nous avons tout de même pu prendre une Sam Adams et un Hot Dog au soleil avec mes 2 officiers pilotes. La journée du lendemain a été un peu longue mais j’ai pu me promener dans les couloirs et sous l’aile de Connie, le magnifique Super Constellation qui trône devant le bâtiment. J’ai ramené quelques photos que je partage avec vous, en espérant y retourner un jour !

4 mars 1988

C’était il y a 30 ans. Jour pour jour.

J’avais 16 ans, j’étais en Première S au lycée Henri Poincaré de Nancy.

Vers midi, ma mère est venue me chercher avec mon petit frère et m’a dit « Ton papa a eu un accident d’avion. On n’est plus que nous trois… »

Dans la matinée, elle l’avait appris à la radio… « Il n’y a pas de survivant dans l’avion de la TAT qui s’est écrasé ce matin en Seine et Marne – cet avion effectuait la ligne Nancy-Paris… »

Mon père était le commandant de bord du Fairchild 227 qui s’est écrasé ce matin-là près de Melun.

Les jours, les semaines et les mois suivants, nous avons entendu et lu des articles épouvantables écrits par des « journalistes » pseudo experts aériens, qui chargeaient honteusement les pilotes puisque plus personne n’était là pour se défendre.

Le rapport du BEA innocenta l’équipage, l’hypothèse retenue fut celle-ci : l’avion avait un élément défectueux qui trimmait la commande de profondeur hors limite à cabrer, à l’insu des pilotes ; il s’était produit juste à ce moment une panne électrique totale, indépendante du souci de trim…. La fameuse loi de l’emmerdement maximum…. Sans horizon artificiel de secours (pas obligatoire sur cet avion à l’époque) il était impossible de récupérer l’avion en IMC.

Des rumeurs sur une autre cause de l’accident circulaient, et je me disais à l’épisode que dans 20 ou 30 ans, comme pour la Caravelle Ajaccio – Nice, des témoignages émergeraient et nous aideraient à comprendre ce qui s’était passé.

30 ans plus tard, c’est aujourd’hui…

J’ai écrit ce simple post parce que je pense à lui, à son équipage et à ses passagers.

Aerobatix

Vêtements pour aviateurs

Allez, c’est pas souvent que je fais de la pub, mais là en plus c’est totalement désintéressé : je suis FAN de cette marque de vêtements orientés aéronautique – plein de beaux blousons, t-shirts et vestes avec des logos de pilotes, d’aéroports et de voltige aérienne.

C’est plus abordable pendant les soldes, mais c’est de la belle qualité. Je recommande !

Un peu encombré

Voilà à quoi ressemble le dessous d’un A319 quand le camion de chargement des prestations ET le tapis des bagagistes sont en place au même moment.

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Ca passe, mais c’est juste !

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Sous les ailes de l’hippocampe…

François est commandant de bord sur A320 à Air France, comme moi. Je relaie ici un texte et le lien vers sa page parce que je suis admiratif de sa démarche…

J’ai eu quelques fourmillements dans les jambes en 2010. J’ai pris l’avion pour Canton en Chine, j’y ai acheté un vélo, et je suis rentré avec. j’ai suivi au plus près la ligne aérienne du vol AF105 Canton-Paris.
8 mois de voyage et 10 000 km plus tard, j’arrivais le 2 septembre à la cité PN, en famille.
Aujourd’hui, je termine un film documentaire qui raconte cette aventure. 87 minutes, destiné à sortir en salle au cinéma.
Financer un film est toujours très compliqué. je n’ai pas tout à fait bouclé le budget et je lance une collecte de financement participatif sur kisskissbankbank.
Pour ceux que ce projet intéresse, toutes les infos et des extraits de vidéos sont sur ce lien :

http://www.kisskissbankbank.com/sous-les-ailes-de-l-hippocampe

http://vimeo.com/78060405

Open letter to airline passengers

Un ami m’a fait suivre ce texte écrit par un membre d’équipage commercial – j’ai souhaité vous le faire partager. Je suis un geek mais lorsque je pars en mise en place ou en vacances, en cabine, je quitte des yeux mes iBidules et je regarde les démos de sécurité, ne serait-ce que par respect pour mes collègues…

Et aussi parce que ça peut servir…

Many of you ignore us. And by us, I mean your flight crew – you know, those pesky, perky folks in polyester that pour Cokes. Flight Attendants, contrary to popular belief, are highly skilled and it’s not in the art of delivering beverages and snacks. Instead, we’re safety professionals initially taught for weeks, some of us a couple months, on delivering babies, putting out fires, administering first aid and, of course, evacuating an aircraft… which means getting you off and to safety along with perhaps hundreds more in ninety seconds or less. We are required by the FAA to maintain these skills through annual recurrent training.

In an incredible show of just how capable Flight Attendants are at their job, our colleagues at Asiana Airlines evacuated a full Boeing 777 before it was engulfed in flames after crash-landing in San Francisco. Kudos to them for sure… Among our industry, we hold them in awe, partly because we are thankful it wasn’t us on that plane. We can do it and perhaps must one day, but no one wants to be faced with the danger, with death.

But, you, Passenger, have to make a phone call. Send that text. Play with your iProduct. Ignore the safety demonstration. Do you recall where your exit was? The plane is on fire; the door near you is blocked. The overhead bin is now in your lap. Smoke has filled the cabin and you cannot see. Wires and oxygen masks hang in your face. Who are you gonna look for now?

Oh, it’s the Flight Attendant! The one who said hello to you during boarding but to whom you could not utter a word because you were too busy to notice.

We appreciate your flying; we genuinely do. We enjoy hearing about your world, where you’re heading for business or vacation. Without your business, we wouldn’t feed ourselves much less our families. We couldn’t pay our car payments or afford to educate ourselves higher than the degrees many already possess. We also wouldn’t jet off to exotic locales courtesy of the company we work for and enjoy a lifestyle unlike any other. We really do enjoy serving you.

What we don’t enjoy is being taken for granted. We are trained to react for both anticipated and unanticipated emergencies. The Asiana crew had no clue what was about to befall them. This would be an unanticipated emergency. After an almost eleven hour flight, the crew likely had discussed what they’d enjoy on their layover in San Francisco, one of my favorites. Without a doubt, though, the crew – like all of us – silently/mentally prepare for just what happened. Who would have thought that the landing gear would be sheared off by the sea wall and the tail of the aircraft ripped apart? Thank God the plane didn’t catapult down the runway…

When we sit on that jump seat for takeoff and landing, we are recalling our training. Where is my emergency equipment? What are my evacuation commands? If we land in the water, which exits are usable? What should I take with me to use until first responders arrive? The Asiana crew was en pointe.

And that is where we need you to be, Mister and Mrs. Important Passenger. We need you to turn off your damned electronics and listen to us. Debate the specifics of whether it interferes with aircraft navigation guides with someone else. We need you to hear us and not just for your sake. While you’re being caught up to speed on the very important details other passengers are comprehending, you’re cutting into the ninety seconds we’re trained to get you off the aircraft, namely because that’s approximately the time it takes for it to become engulfed in flames. It’s not just you we’re tasked with saving… it’s everyone on board, and then ourselves.

You can thank us later… after you say hello. And, leave your damned belongings behind like we told you. No one needs luggage during an evacuation. And, if you puncture the slide on one of our only usable exits, we’re not going to be as happy as we were when we were pouring you that Diet Coke.

Think it cannot happen to you: You can’t ask those two teens that died but ask the hundreds who walked away.

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